Avant-gardiste : la marque suisse Urwerk ose à nouveau l’impossible avec la montre UR-111C, à savoir fabriquer une montre-bracelet mécanique à affichage linéaire.
Réponse de Felix Baumgartner, PDG de la marque Urwerk à Zurich et Genève : Le modèle UR-111C poursuit une idée que nous avons introduite depuis dix ans maintenant, à savoir la fabrication de montres mécaniques à affichage linéaire. Il s’agit concrètement d’afficher l’heure à l’aide d’une ligne droite continue, et non pas avec des chiffres ou des aiguilles. Le C de la désignation est synonyme de Cobra.
Felix Baumgartner: Exactement. Les minutes serpentent en forme de spirale autour d’un cylindre, tandis que la montre 111C affiche l’heure sous forme numérique. Au lieu d’une couronne latérale, la surface de la montre est équipée d’une molette qui procure à l’utilisateur une expérience totalement inédite. De même, cette montre se démarque de l’ordinaire de par la possibilité de régler l’heure par pas de 15 minutes en tirant un levier. Le cylindre n’est tourné qu’à 300 degrés, et utilise alors la rotation effectuée pour « sauter » les 60 derniers degrés. Ce saut permet de faire avancer les heures.
Felix Baumgartner: Un composant en fibre de verre rectifié transmet l’affichage numérique des secondes depuis l’intérieur de la montre. L’idée est venue du concepteur en chef Martin Frei, qui a été inspiré dans sa construction par une œuvre d’art en forme de pierre placée sur son bureau qui, comme un cristal, fait apparaître de petits objets réalistes en 3D. Notre bloc en fibre de verre fonctionne, non pas comme une loupe, mais plutôt comme un projecteur optique.
Felix Baumgartner: Notre boîtier exceptionnel est le produit d’une technologie tout aussi hors du commun. Les boîtiers classiques se ferment à l’arrière à l’aide d’un couvercle. Au lieu de cela, nous avons opté pour un boîtier épais doté d’une poche spacieuse dans laquelle nous introduisons le mouvement depuis les côtés. Cette introduction latérale offre une profondeur supérieure à 20 mm, soit près du double de la profondeur conventionnelle. Grâce à cette construction, nous avons pu réaliser une montre ultra fine et facile à porter, comme prévu.
Stéphane Violante: Tout comme Urwerk, nous nous concentrons sur de nouvelles fonctions, un nouveau design et une nouvelle approche dans la fabrication de composants de haute précision. Sans oublier l’utilisation ergonomique de la machine qui est d’une grande importance à nos yeux. Les deux entreprises sont donc dans un même état d’esprit.
Cela est clairement traduit sur la page d’accueil d’Urwerk : « Il doit y avoir un lien fort avec ce mécanisme qui fusionne avec votre poignet : une machine greffée au corps qui vous communique des informations en échange de l’énergie que vous lui fournissez. »
Felix Baumgartner: Nous suivons également le principe selon lequel « la forme suit la fonction », dans la mesure où nous accordons un rôle très important à la mise en œuvre pratique des idées.
Stéphane Violante: Il s’agit pour Urwerk d’exploiter la précision d’un centre d’usinage CNC pour fabriquer des composants faciles à traiter à la main et à assembler pour fabriquer une montre complexe. Nous misons également sur le mariage entre la haute technologie et l’artisanat : ainsi, les guidages de nos machines-outils sont mis en géométrie en utilisant notre maîtrise de la technologie de ‹ grattage ›.
Felix Baumgartner: Nous examinons les montres Urwerk de nos clients dans nos ateliers tous les deux ou trois ans. C’est l’occasion pour ces montres de faire peau neuve et grâce au polissage, de voir effacer les rayures qui apparaissent avec les années. Voilà ce qui distingue les montres Urwerk des marques concurrentes. Urwerk : L’audace au service du temps.
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